Blog de MAISOUBLANCO

21 septembre 2009

Un an à Imouzer du Kandar – Histoire 24

Filed under: Imouzer du Kandar — Mots-clefs : — maisoublanco @ 18:01

Passé le premier sentiment de beauté facile ou de méditation
on peut trouver la mer ridicule.
Toute cette eau, tout ce bruit, ce remue-ménage !

Ce matin, une dissonance m’a facilité le retour à l’état de veille, un soupçon d’anormalité.

Je m’habille, je descends … et observe avec stupeur que de l’eau a mangé trois marches.
Alors je mets un short, des tennis usagées, sans chaussette et me retrouve dans l’entrée
avec de l’eau jusqu’au mollet.
Kader, derrière moi, regarde quelques objets qui ont pris leur indépendance, il sourit.
Là on n’est plus dans le ridicule, on n’est même plus dans la méditation !
Merci grand Kandar ! Mais que serais-tu sans mon étonnement ?

Dans la rue je vois le petit Rachid, un poète de la réalité, filmer tout cela avec son camescope.
Et mon anniversaire qui est demain ! Ca c’est original !

Merci grand Kandar !
Tu satures et ne peux avaler les derniers orages,
alors Imouzer met sa tenue caramel
et l’eau prend le grand carrefour dans les trois directions à la fois,
le jardin public n’a plus un papier au sol.
Il y a aussi la grosse Mercedes de Belkacem le fou,
maintenant son étrave se prend pour un paquebot,
Marouane et Walid, les deux champions de pétanque attendent la décrue assis sur un muret.

Et les gens ? Ces gens ! Pourquoi je les aime ?
Et bien ils vont et viennent comme d’habitude,
…,
même pas, je crois qu’ils se promènent … comme moi, quoi !

Tiens ! Je vais me faire un cadeau : je monte à Kalâa Kabira,
et là, derrière un mur rose, j’admirerai comme une Atlantide sortie de l’eau, toute la ville en bas.

Site de RACHID :

Cap-Ferret jour de tempête
 
 

10 septembre 2009

Savoir lire l’art moderne

Filed under: Débat d'idées — maisoublanco @ 18:04

Refuser les « artistes » qui réclament de vous du goût
et rencontrer ceux qui réclament de vous une émotion esthétique.

Il en est ainsi en art :
soit il domine par la séduction,
soit il domine par la soumission.

Sinon, à quoi bon ?
A quoi bon tourner d’une main diurne ou d’une main nocturne
les pages de ces gens, on dit aussi poètes,
qui ont orné les murs nus de ce triste monde ?

Ceux là se sont soumis à vous,
ils vous ont proposé leur vision particulière du tout
et plutôt que d’adapter à vous-même ce qu’ils ont écrit ou peint,
adaptez-vous à ce qu’exprime l’auteur.

C’est ainsi que l’art moderne doit être lu.
Sa dénationalisation vous apparaîtra,
art de tous les arts – complexité spontanée.

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