Blog de MAISOUBLANCO

17 mars 2009

Un an à Imouzer du Kandar – Histoire 20

Filed under: Imouzer du Kandar — Mots-clefs : — maisoublanco @ 9:48

2 thés à la menthe chez Kader.

Youssef (Joseph) :
… ji descendais le Cours de la Marne vers la gare, y avait tous li rades chauds,
les culs ! Mamaaaan !
ti m’écoutes ?
… on buvait une pitite bouteille d’Argentin dans la rue … celle qui monte de la place du parlement,
… après on allait à Bacalan,
ti connais ?
… aie aie aie ! La cabesa !
… et on finissait à la paillote vaudou à la Bastide …

Maintenant, ji suis rentré, ji bois plus.

Moi (Qui ?) :
Tu connais Bordeaux mieux que moi
et finalement, je connais mieux le Kandar.

Du blanc
 
 

4 mars 2009

Un an à Imouzer du Kandar – Histoire 19

Filed under: Imouzer du Kandar — Mots-clefs : — maisoublanco @ 19:04

Quelle pluie !
Mais la pluie ne freine que ceux qui s’accordent des projets.

Les pieds boueux et la tête encore dans les nuages que j’ai traversés par les crêtes du Kandar,
je lis un message qui a suivi son chemin télématique non prédictible et qui m’attend ici à Imouzer.

Ce message me demande si je vais bien et je sais immédiatement que je n’y répondrai pas
car je ne saurais répondre à des mots devenus incompréhensibles.

Pourtant, je pourrais répondre à un questionnement plus problématique ou plus précis, ou même plus intime,
je réponds d’ailleurs tous les jours à un bombardement de salamalecs qui cherchent par rebonds étonnants
à savoir – certainement – si je vais bien, selon le bonheur d’ici.

NON je ne répondrai pas.

Ce matin, le berger là-bas, qui m’a vu partir m’a demandé si je me sentais libre.
Je lui ai répondu que je chanterai tous les jours la liberté,
jusqu’à ce que la mort me fasse quitter ce poulailler terrestre
où, suprême grâce, je jouis de plusieurs perchoirs.

Volubilis Nid en colonne
 
 

2 mars 2009

Dans l’argile de nos esprits

Filed under: Débat d'idées — maisoublanco @ 13:53

Lorsque l’on parvient à inventer un bilan de nos ressentis sur le spectacle du monde,
dans l’argile de nos esprits – fiction structurelle et bariolée de toute réalité,
et certainement génétique,
cheminement complexe … et grandiose si on y pense,
on est amené à comprendre le sens profond de la vacuité
pour finalement exprimer notre vrai tempérament :
- rien ne vaut d’être vécu
ou
- maintenant je sais tout.

Il est amusant que ces réponses, toutes justes, ne soient elles-même que des illusions,
comme l’or qui court à profusion sur la mer.

Mimizan plage en hiver
 
 

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